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INFORMATION

Les Extincteurs

Index de l'article

LA REGLEMENTATION

Composition

Une estampille NF de couleur grise et délivrée par le CNMIS garantie la conformité de l’appareil.

Sur ces estampilles, apparaissent 4 chiffres, les 2 premiers représentent l’année de l’appareil, les 2 suivants l’identification du constructeur.

Le marquage sur l’extincteur est composé de 5 parties :

1. le mot « extincteur », le type d’agent extincteur, sa charge nominale et les foyers types
2. le mode d’emploi et les classes de feu
3. Restrictions et dangers d’utilisation
4. La mention de ’recharger l’appareil après usage même partiel’,
La mention de vérifier périodiquement et de n’utilise pour le rechargement que des pièces de rechanges conformes au modèle agréé,
L’identification de l’agent extincteur et notamment l’identification et la concentration des additifs,
L’identification du gaz auxiliaire (le cas échéant)
Les numéros de référence d’agrément
La désignation du modèle
La température limite
Une mise en garde contre le risque de gel
Une référence à la norme EN 3
5. Le nom et l’adresse du responsable de l’appareil

 

LE CODE DU TRAVAIL

Ar R4227-29.

Les chefs d’établissement doivent prendre les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l’intérêt du sauvetage du personnel.
Le premier secours est assuré par des extincteurs en nombre suffisant et maintenus en bon état de fonctionnement.
Il y a au moins un extincteur portatif à eau pulvérisée de 6 litres au minimum pour 200 mètres carrés de plancher, avec un minimum d’un appareil par niveau.
( Décret no 94-346 du 2-5-94) Lorsque les locaux présentent des risques d’incendie particuliers, notamment des risques électriques, ils doivent être dotés d’extincteurs dont le nombre et le type sont appropriés aux risques.
Les établissements sont équipés, si cela est jugé nécessaire, de robinets d’incendie armés, de colonnes sèches, de colonnes humides, d’installations fixes d’extinction automatique d’incendie ou d’installations de détection automatique d’incendie.
Tous les dispositifs non automatiques doivent être d’accès et de manipulation faciles.
Dans tous les cas où la nécessité l’impose, une quantité de sable ou de terre meuble proportionnée à l’importance de l’établissement, à la disposition des locaux et à la nature des travaux exécutés est conservée à proximité des emplacements de travail, avec un moyen de projection, pour servir à éteindre un commencement d’incendie.
Toutes ces installations doivent faire l’objet d’une signalisation durable, apposée aux endroits appropriés.

LES REGLEMENTATIONS E.R.P

Art. MS 38

Objet

paragraphe 1 Les établissements doivent être dotés d’appareils mobiles tels que :
* seaux-pompes d’incendie ; * extincteurs portatifs ; * extincteurs sur roues,
pour permettre au personnel, et éventuellement au public, d’intervenir sur un début d’incendie.
paragraphe 2
Ces appareils doivent être conformes aux normes françaises les concernant.

Art. MS 39

Emplacement

Les appareils mobiles doivent être répartis de préférence dans les dégagements, en des endroits bien visibles et facilement accessibles. Ils ne doivent pas apporter de gène à la circulation des personnes et leur emplacement doit être tel que leur efficacité ne risque pas d’être compromise par les variations éventuelles de température survenant dans l’établissement. (Arrêté du 2 février 1993) Les extincteurs portatifs doivent être accrochés à un élément fixe.

Art. U 42 (établissements sanitaires)

Moyens d’extinction

§ 1. La défense contre l’incendie doit être assurée :

- par des extincteurs portatifs à eau pulvérisée de 6 litres minimum, judicieusement répartis, avec un minimum d’un appareil pour 200 mètres carrés, de telle sorte que la distance maximale à parcourir pour atteindre un appareil ne dépasse pas 15 mètres ;

- par des extincteurs appropriés aux risques particuliers.
(...)


LA REGLE R4 -APSAD

« Chaque zone de base (même zone géographique en communication, même classe de feu et même activité) doit être doté d’une unité de base »
Le nombre d’extincteur à pourvoir varie suivant deux critères : l’activité et la classe de risque .
L’activité de l’établissement considéré fera varier le nombre d’extincteurs à implanter
La classe de risque induira en plus l’apport d’un extincteur approprié au risque :
« Dans les zones contenant certains risques spécifiques, il conviendra de rajouter une dotation complémentaire ».

 

LES REGLES D’IMPLANTATION

PROTECTION

L’ensemble de la protection d’un bâtiment est constituée par :

• la protection générale

• la protection complémentaire

• la protection d’activités particulières

LA PROTECTION GENERALE

Activités

Secondaire ou tertiaire

Communication

Les zones sont considérées comme non communicantes si :

• elles sont non contiguës

• elles sont contiguës mais les obstacles les séparant ne permettent pas d’accéder à un extincteur.

Zone de base

Une zone de base est une zone dans laquelle :

• est exercée une même activité

• existe la même classe de feu

• toutes les parties sont communicantes

Unités de base

Notion d’unité de base
Activité industrielleActivité tertiaire
1 extincteur de 9 L eau ou,
1 extincteur de 9 L eau avec additif ou,
1 extincteur de 9 kg poudre ABC ou,
1 extincteur de 9 kg poudre BC ou,
1 extincteur de 9 L mousse ou,
3 extincteurs de 5 kg CO2
1 extincteur de 6 L eau ou,
1 extincteur de 6 L eau avec additif ou,
1 extincteur de 6 kg poudre ABC ou,
1 extincteur de 6 kg poudre BC ou,
1 extincteur de 6 L mousse ou,
2 extincteurs de 5 kg CO2

Dotation de base

On implante alors une unité de base pour 200 m² de surface au sol ou fraction de 200 m². Cela constitue l’installation de base.

Ex : pour un local de 250 m², on implante 2 appareils


LA PROTECTION COMPLEMENTAIRE

A cette protection de base, s’ajoute une protection complémentaire pour des zones comportant certains risques complémentaires.

Quel que soit la configuration, un extincteur ne doit pas être placés à plus de 5 mètres du danger qu’il protège.

Dangers localisés

Voici quelques uns de ces risques :

Dangers localisés

- Appareils de chauffage 
- Cabine de peinture 
- Machinerie d’ascenseur 
- Ensemble bureautique 
- Armoire électrique 
- Transformateurs 
- Compresseurs 
- Moteurs électriques 
- Groupes électrogènes 
- Travaux par point chaud 
- etc.

La capacité des extincteurs présents dans ces zones de base peut être inférieure à celle de l’unité de base et contenir un agent différent si le risque particulier le demande. En revanche, si l’agent extincteur est le même que pour l’unité de base et que l’extincteur se trouve à moins de 5 m du risque localisé, alors il n’y a pas besoin de protection complémentaire.

STOCKAGES

Stockages intérieurs aériens de liquides ou de gaz inflammables

La protection doit dans ce cas être complétée au minimum selon le tableau ci-dessous :

Quantité de liquide (L) ou de gaz (kg) inflammables Installation complémentaire
- Pas d'équipement supplémentaire
Entre 101 et 500 - 1 extincteur de 9 kg poudre ABC ou BC
Entre 501 et 3000 - 2 extincteurs de 9 kg poudre ABC ou BC
> 3000 - 2 extincteurs de 9 kg poudre ABC ou BC et 1 extincteur de 50 kg poudre ABC ou BC

Ce tableau concerne tous les liquides et gaz inflammables dont le point éclair se situe entre 0 et 100°C, les mazouts et les fuels lourds, à l’exception de la dernière ligne car un stock de produits inflammables de 2ème catégorie (point éclair entre 55 et 100° C) ou peu inflammables ne nécessite un extincteur sur roue qu’à partir de 30 000 L.

Stockages en hauteur

La protection des stockages de plus de 3 mètres de hauteur doit être complétée (sauf si installations de RIA conforme) :

- d’un extincteur sur roue 50 Kg poudre polyvalente ABC ou

- d’un extincteur 45 l eau avec ou sans additif

Par fraction de 1000 m² et à partir de 400 m² de zone de stockage en hauteur

@ Allsecurite

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