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ICPE soumises déclaration rubrique n° 2565

JORF n°0013 du 16 janvier 2008 page 801 texte n° 3

Arrêté du 17 octobre 2007 modifiant l’arrêté du 30 juin 1997 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2565 (Métaux et matières plastiques [traitement des] pour le dégraissage, le décapage, la conversion, le polissage, la métallisation, etc., par voie électrolytique, chimique, ou par emploi de liquides halogénés)

NOR : DEVP0763124A
Le ministre d’Etat, ministre de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables,
Vu le code de l’environnement, notamment ses articles L. 512-10, L. 512-11 et R. 512-55 à R. 512-60 ;
Vu l’arrêté du 30 juin 1997 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l’environnement soumises à déclaration sous la rubrique n° 2565 (Métaux et matières plastiques [traitement des] pour le dégraissage, le décapage, la conversion, le polissage, la métallisation, etc., par voie électrolytique, chimique, ou par emploi de liquides halogénés) ;
Vu l’avis du Conseil supérieur des installations classées du 3 juillet 2007,

Article 1

Il est ajouté à l’annexe I de l’arrêté du 30 juin 1997 susvisé un point 1.8 ainsi rédigé :

« 1.8. Contrôles périodiques
L’installation est soumise à des contrôles périodiques par des organismes agréés dans les conditions définies par les articles R. 512-55 à R. 512-60 du code de l’environnement. Ces contrôles ont pour objet de vérifier la conformité de l’installation aux prescriptions listées en annexe III, éventuellement modifiées par arrêté préfectoral, lorsqu’elles lui sont applicables. L’exploitant conserve le rapport de visite que l’organisme agréé lui adresse dans le dossier "installations classées” prévu au point 1.4. Si le rapport fait apparaître des non-conformités aux dispositions faisant l’objet du contrôle, l’exploitant met en oeuvre les actions correctives nécessaires pour y remédier. Ces actions ainsi que leurs dates de mise en oeuvre sont formalisées et conservées dans le dossier susmentionné. » Il est ajouté au tableau de l’annexe II du même arrêté une quatrième colonne comprenant les mentions suivantes : « Au 30 juin 2008 1.8. Contrôles périodiques. »

Il est ajouté une annexe III à l’arrêté du 30 juin 1997 susvisé constituée de l’annexe au présent arrêté.


Article 2

Le directeur de la prévention des pollutions et des risques est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


A N N E X E I I I Prescriptions à vérifier lors des contrôles périodiques

Le contrôle prévu au point 1.8 de l’annexe I porte sur les dispositions suivantes (les points mentionnés font référence à l’annexe I) :

I. ? Dispositions générales 1.4. Dossier installation classée

« L’exploitant doit établir et tenir à jour un dossier comportant les documents suivants : ? le dossier de déclaration ; ? les plans tenus à jour ; ? le récépissé de déclaration et les prescriptions générales ; ? les arrêtés préfectoraux relatifs à l’installation concernée, pris en application de la législation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement, s’il y en a ; ? les résultats des dernières mesures sur les effluents et le bruit. » Objet du contrôle : Présence et date du récépissé de déclaration ; Présence des prescriptions générales ; Présence des arrêtés préfectoraux relatifs à l’installation, s’il y en a.

II. ? Implantation, aménagement 2.4. Comportement au feu des bâtiments

« Les locaux sont équipés en partie haute de dispositifs permettant l’évacuation des fumées et gaz de combustion dégagés en cas d’incendie (lanterneaux en toiture, ouvrants en façade ou tout autre dispositif équivalent). Les commandes d’ouverture manuelle sont placées à proximité des accès. » Objet du contrôle : Présence des dispositifs d’évacuation des fumées et gaz de combustion ; Positionnement des commandes d’ouverture manuelle à proximité des accès.

2.6. Ventilation

« Sans préjudice des dispositions du code du travail, les locaux doivent être convenablement ventilés pour notamment éviter tout risque d’atmosphère explosible. » Objet du contrôle : Présence de dispositif(s) de ventilation.

2.9. Rétention des aires et locaux de travail

« Le sol des aires et des locaux de stockage ou de manipulation des matières dangereuses pour l’homme ou susceptibles de créer une pollution de l’eau ou du sol doit être étanche, incombustible et équipé de façon à pouvoir recueillir les eaux de lavage et les matières répandues accidentellement ; pour cela un seuil surélevé par rapport au niveau du sol ou tout dispositif équivalent les sépare de l’extérieur ou d’autres aires ou locaux. » Objet du contrôle : Etanchéité des sols (par examen visuel : nature et absence de fissures, etc.) ; Capacité des aires et locaux à recueillir les eaux et produits répandus.

2.10. Cuvettes de rétention

« Tout stockage de produits liquides susceptibles de créer une pollution de l’eau ou du sol doit être associé à une capacité de rétention dont le volume doit être au moins égal à la plus grande des deux valeurs suivantes : 100 % de la capacité du plus grand réservoir ; 50 % de la capacité globale des réservoirs associés. Les réservoirs fixes sont munis de jauges de niveau et pour les stockages enterrés de limiteurs de remplissage. Le stockage sous le niveau du sol n’est autorisé que dans des réservoirs en fosse maçonnée ou assimilés. L’étanchéité des réservoirs doit être contrôlable. Lorsque le stockage est constitué exclusivement de récipients de capacité unitaire inférieure ou égale à 250 litres, admis au transport, le volume minimal de la rétention est égal soit à la capacité totale des récipients si cette capacité est inférieure à 800 litres, soit à 20 % de la capacité totale avec un minimum de 800 litres si cette capacité excède 800 litres, ou encore à 50 % de la capacité totale pour les liquides inflammables ? à l’exception des lubrifiants avec un minimum de 800 litres si cette capacité excède 800 litres. La capacité de rétention doit être étanche aux produits qu’elle pourrait contenir et résister à l’action physique et chimique des fluides. Il en est de même pour le dispositif d’obturation qui doit être maintenu fermé en conditions normales. Elle est munie d’un déclencheur d’alarme en point bas. Des réservoirs ou récipients contenant des produits susceptibles de réagir dangereusement ensemble ne doivent pas être associés à la même cuvette de rétention. » Objet du contrôle : Présence de capacités de rétention ; Volume des capacités de rétention ; Pour les réservoirs fixes, présence de jauge ; Pour les stockages enterrés, présence de limiteurs de remplissage ; Conditions de stockages sous le niveau du sol (réservoirs en fosse maçonnée ou assimilés) ; Etanchéité des cuvettes de rétention (par examen visuel : nature et absence de fissures) ; Position du dispositif d’obturation ; Présence de déclencheur(s) d’alarme en point bas ; Présence de cuvettes de rétention séparées pour les produits susceptibles de réagir dangereusement ensemble.

2.11. Dispositions diverses

« Les réserves de cyanures, d’acide chromique et de sels métalliques sont disposées à l’abri de l’humidité. Le local contenant le dépôt de cyanures ne doit pas renfermer de solutions acides. Tous les locaux de stockage des réactifs doivent être pourvus d’une fermeture de sûreté. » Objet du contrôle : Stockage des cyanures, des acides chromiques et des sels métalliques à l’abri de l’humidité ; Absence de solutions acides dans les locaux contenant des cyanures ; Présence de fermeture de sûreté aux accès des locaux.

III. ? Exploitation, entretien 3.3. Connaissance des produits ? Etiquetage

« L’exploitant doit avoir à sa disposition des documents lui permettant de connaître la nature et les risques des produits dangereux présents dans l’installation, en particulier les fiches de données de sécurité prévues par l’article R. 231-53 du code du travail. Les fûts, réservoirs et autres emballages doivent porter en caractères très lisibles le nom des produits et, s’il y a lieu, les symboles de danger conformément à la réglementation relative à l’étiquetage des substances et préparations chimiques dangereuses. » Objet du contrôle : Présence des fiches de données de sécurité ; Présence et lisibilité des noms de produits et symboles de danger sur les fûts, réservoirs et emballages.

3.5. Registre entrée/sortie

« L’exploitant doit tenir à jour un état indiquant la nature et la quantité des produits dangereux détenus, auquel est annexé un plan général des stockages. Cet état est tenu à la disposition de l’inspection des installations classées et des services d’incendie et de secours. La présence dans les ateliers de matières dangereuses ou combustibles est limitée aux nécessités de l’exploitation. » Objet du contrôle : Présence de l’état des stocks (nature et quantité) de produits dangereux ; Conformité des stocks de produits dangereux présents le jour du contrôle à l’état des stock ; Présence du plan des stockages de produits dangereux ; Absence dans les ateliers de matières dangereuses non nécessaires à l’exploitation.

IV. ? Risques 4.2. Moyens de secours contre l’incendie

« L’installation doit être dotée de moyens de secours contre l’incendie appropriés aux risques et conformes aux normes en vigueur, notamment : ? d’un ou de plusieurs appareils d’incendie (bouches, poteaux, ...) publics ou privés, dont un implanté à 200 mètres au plus du risque ou des points d’eau, bassins, citernes, etc., d’une capacité en rapport avec le risque à défendre ; ? d’extincteurs répartis à l’intérieur des locaux, sur les aires extérieures et les lieux présentant des risques spécifiques, à proximité des dégagements, bien visibles et facilement accessibles. Les agents d’extinction doivent être appropriés aux risques à combattre et compatibles avec les produits stockés ; ? d’une réserve de sable meuble et sec en quantité adaptée au risque, sans être inférieure à 100 litres et des pelles ; ? d’un moyen permettant d’alerter les services d’incendie et de secours ; ? de plans de locaux facilitant l’intervention des services d’incendie et de secours. Ces matériels sont maintenus en bon état et vérifiés au moins une fois par an. » Objet du contrôle : Présence et implantation d’au moins un appareil d’incendie (bouches, poteaux, ...) ; Présence et implantation d’au moins un extincteur ; Présence d’une réserve de sable meuble et sec et de pelles ; Présence d’un moyen d’alerte des services d’incendie et de secours ; Présence des plans des locaux ; Justification de la vérification annuelle de ces matériels.

4.7. Consignes de sécurité

« Sans préjudice des dispositions du code du travail, des consignes précisant les modalités d’application des dispositions du présent arrêté doivent être établies, tenues à jour et affichées dans les lieux fréquentés par le personnel. Ces consignes doivent notamment indiquer : ? les procédures d’arrêt d’urgence et de mise en sécurité de l’installation (électricité, réseaux de fluides) ; ? les mesures à prendre en cas de fuite sur un récipient ou une canalisation contenant des substances dangereuses, notamment les conditions de rejet prévues au point 5.7 ; ? les moyens d’extinction à utiliser en cas d’incendie ; ? la procédure d’alerte avec les numéros de téléphone du responsable d’intervention de l’établissement, des services d’incendie et de secours... » Objet du contrôle : Présence de consignes de sécurité indiquant : ? les procédures d’arrêt d’urgence et de mise en sécurité de l’installation ; ? les mesures à prendre en cas de fuite sur un récipient ou une canalisation contenant des substances dangereuses ; ? les moyens d’extinction d’incendie ; ? la procédure d’alerte. Affichage des consignes de sécurité.

4.8. Consignes d’exploitation

« Les opérations comportant des manipulations dangereuses et la conduite des installations (démarrage et arrêt, fonctionnement normal, entretien...) doivent faire l’objet de consignes d’exploitation écrites. Ces consignes prévoient notamment : ? les modes opératoires ; ? la fréquence de contrôle des dispositifs de sécurité et de traitement des pollutions et nuisances générées ; ? les instructions de maintenance et de nettoyage, ainsi que la liste des vérifications à effectuer avant la mise en marche de l’atelier après une suspension prolongée de l’activité ; ? les conditions dans lesquelles sont délivrés les produits toxiques et les précautions à prendre à leur réception, à leur expédition et pour leur transport... Seul un préposé nommément désigné et spécialement formé à cet effet a accès aux dépôts de cyanures, d’acide chromique et de sels métalliques. Celui-ci ne délivre que les quantités strictement nécessaires pour ajuster la composition des bains. Ces produits ne doivent pas séjourner dans les ateliers. » Objet du contrôle : Présence des consignes d’exploitation précisant : ? les modes opératoires ; ? la fréquence de contrôle des dispositifs de sécurité et de traitement des pollutions et nuisances générées ; ? les instructions de maintenance et de nettoyage ; ? la liste des vérifications à effectuer avant la mise en marche de l’atelier après une suspension prolongée d’activité ; ? les conditions dans lesquelles sont délivrés les produits toxiques et les précautions à prendre. Désignation d’un préposé ayant accès aux dépôts de cyanures, d’acide chromique et de sels métalliques. Absence de produits d’ajustements des bains dans l’atelier, en dehors des opérations d’ajustements.

V. ? Eau 5.1. Prélèvements

« Les installations de prélèvement d’eau dans le milieu naturel sont munies de dispositifs de mesure totalisateurs de la quantité d’eau prélevée. Ces dispositifs doivent être relevés toutes les semaines si le débit moyen prélevé est supérieur à 10 m³/j. Le résultat de ces mesures doit être enregistré et tenu à la disposition de l’inspecteur des installations classées. Le raccordement à une nappe d’eau ou au réseau public de distribution d’eau potable doit être muni d’un dispositif anti-retour. » Objet du contrôle : Présence du dispositif de mesure totalisateur ; Présence des relevés hebdomadaires si le débit moyen prélevé est supérieur à 10 m³/j ; Présence du dispositif anti-retour, en cas de raccordement à une nappe d’eau ou au réseau public.

5.4. Mesures des volumes rejetés

« La quantité d’eau rejetée est mesurée journellement ou, à défaut, évaluée à partir d’un bilan matière sur l’eau, tenant compte notamment de la mesure des quantités d’eau prélevées dans le réseau de distribution publique ou dans le milieu naturel. » Objet du contrôle : Présence des mesures journalières ou des évaluations à partir des mesures des quantités d’eau prélevées.

5.9. Surveillance par l’exploitant de la pollution rejetée

« Une mesure des concentrations des différents polluants visés au point 5.5 doit être effectuée au moins tous les trois ans par un organisme agréé par le ministre de l’environnement. Ces mesures sont effectuées sur un échantillon représentatif du fonctionnement de l’installation et constitué soit par un prélèvement continu d’une demi-heure, soit par au moins deux prélèvements instantanés espacés d’une demi-heure. En cas d’impossibilité d’obtenir un tel échantillon, une évaluation des capacités des équipements d’épuration à respecter les valeurs limites est réalisée. Une mesure du débit est également réalisée, ou estimée à partir des consommations, si celui-ci est supérieur à 10m³/j. » Objet du contrôle : Présence des résultats des mesures effectuées par un organisme agréé ou l’évaluation des capacités des équipements d’épuration à respecter les valeurs limites d’émission applicables ; Conformité des résultats de mesures avec les valeurs limites d’émission applicables ; Présence des mesures ou d’évaluation du débit si celui-ci est supérieur à 10 m³/j.

5.10. Dispositions particulières

« Un contrôle du pH est effectué sur les effluents avant rejet. Le pH est mesuré et enregistré en continu dans le cas d’un traitement des effluents en continu. Il est mesuré et enregistré avant rejet dans le cas d’un traitement par bâchées. Le contrôle en continu du pH doit être couplé à une alarme entraînant l’arrêt immédiat de l’alimentation en eau lors d’un pH non conforme. » Objet du contrôle : Présence des résultats de mesure du pH adaptés au type de traitement des effluents (en continu ou par bâchées) ; Présence d’une alarme de dépassement lorsque le contrôle du pH est effectué en continu.

VI. ? Air, odeurs 6.1. Captage et épuration des rejets à l’atmosphère

« Les installations susceptibles de dégager des fumées, gaz, poussières ou odeurs doivent être munies de dispositifs permettant de collecter et canaliser autant que possible les émissions, notamment les ateliers susceptibles d’émettre du chrome à l’atmosphère. Ces dispositifs, après épuration des gaz collectés en tant que de besoin, sont munis d’orifices obturables (...) Les effluents issus des dispositifs de captation et d’épuration (dévésiculeurs, laveurs...) doivent être traités conformément au point 5.7. » Objet du contrôle : Présence de dispositifs permettant de collecter et canaliser les émissions ; Présence d’orifices obturables sur ces dispositifs ; Traitement des effluents issus des dispositifs de captation et d’épuration.

VII. ? Déchets 7.2. Stockage des déchets

« Les déchets produits par l’installation doivent être stockés dans des conditions limitant les risques de pollution (prévention des envols, des infiltrations dans le sol, des odeurs). La quantité de déchets stockés sur le site ne doit pas dépasser la capacité mensuelle produite ou un lot normal d’expédition vers l’installation d’élimination. » Objet du contrôle : Conditions de stockage ; Quantité de déchets présents sur le site.

7.4. Déchets dangereux

« Les déchets industriels spéciaux doivent être éliminés dans des installations autorisées à recevoir ces déchets. L’exploitant doit être en mesure d’en justifier l’élimination ; les documents justificatifs doivent être conservés trois ans. » Objet du contrôle : Présence de documents justificatifs de l’élimination.

Fait à Paris, le 17 octobre 2007.
Pour le ministre et par délégation :
Le directeur de la prévention
des pollutions et des risques,
délégué aux risques majeurs,
L. Michel

@ Allsecurite

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